A L'Effigie

_ Une expérience de civilisation temporaire

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A l'Effigie est le deuxième volet d’une série sur la violence, après De La Force Exercée.

Chaque solo met en acte une logique de construction et de dégénérescence combinées dans le même effort.

 

Ici La destruction du bloc préparé génère à elle seule une suite d’univers plastiques et chorégraphique, convoquant de façon subliminale tout un "champ lexical de la civilisation"; on passe de l’édifice au temple, du chantier aux carrières, par le paysage industriel, la déchetteries, les champs de batailles, les ruines antiques et les ruines nouvelles, les friches et les zones sinistrées, l’arènes ou l’agoras…le bâtisseur, l’ouvrier, le technicien, le glaneur, le guerrier, le révolutionnaire, le sale gosse, le pionnier, le sportif…

 

La figure du mineur m’intéresse aussi beaucoup comme allégorie de la création. Il est comme l’artiste confronté à l’inconnu ; il frappe le roc, il creuse sans savoir ce qu’il va trouver. Une progression dans la matière de l’inconnu, à l’aveugle et à la peine.

 

Il y a la fièvre de l’or comme principe érotique de la destruction ; toujours un quelque-chose derrière, plus loin, plus profond ou plus haut, à conquérir, à posséder, à exploiter. La fièvre de l’or comme principe d’absurdification, la maladie d’une société toute entière occupée à puiser de la richesse qui ne lui permettra que d’en pouvoir puiser toujours plus.

 

C’est le non-sens de cette destruction qui lui confère sa valeur d’expérience en soi. Là où s’épuise le sens, advient l’expérience. Il s’agit de mettre le public en présence réelle d’un acte de violence déposé sans jugement, mais avec la distance toujours mouvante du théâtre, afin de laisser libre cours à l’émotion esthétique ou à l’horreur symbolique, ainsi qu’à tous les sentiments qui se situent dans l’intervalle.

 

On connaît tous le plaisir de détruire, jouissif, malsain peut-être, mais aussi salvateur.Il s’agit ici de ritualiser l’action pour qu’elle devienne "acte", pour que le sacrifice opère.

 

Il y a à la fois une compassion et une fascination noire pour ce qu'est l’être humain, cet animal aux l’intelligences étranges.

Conception :

Lorenzo De Angelis

Collaboration :

Boris Dambly, PEAKS Architecte

Assistanat :

Justin Fayard

 

Co-production :

Charleroi-Danse, Théâtre de Vanves

Soutien : 

Fédération Wallonie-Bruxelles -Bourse de recherche, La Bellone, Le Bamp

Video Trailer
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Voir aussi la captation intégrale / Vanves : https://vimeo.com/364229867