DE VOUS À MOI, 

LA DERIVE TRAVAILLE LES TERRITOIRES DE LA ROMANCE

POUR APPRENDRE À MOURIR

ET À VIVRE 

En collaboration avec Nina De Angelis https://www.ninadeangelis.com/

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Dans la pratique textuelle et chantée de Nina, il y a l’idée de partir d’une phrase mélodique simple ; reprise par un choeur, elle est répétée inlassablement, petit à petit altérée par le plaisir de ce chant, ses résonances intimes et ses résonance avec les chants du monde environnant.

 

Dans la pratique de Lorenzo, qui pourrait s’apparenter à des punitions d’écolier, il y a aussi la recherche de l’altération dans la répétition obsessionnel. Un mot, ou une idée formulée, réécrite jusqu’à la digestion complète, jusqu'à la saturation. 

 

Réécrire sans arrêt, jusqu’à ce que tous les sens possibles soient épuiser, jusqu’à ce que le mot, la mélodie, perde son goût, jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle formule, elle aussi à épuiser.

 

Finalement, dans ces deux pratiques, il n’y a pas vraiment de point de départ, ni d’arrivée. Cette collaboration procède par dérive ; il s’agit toujours d’un désir, formulé ou non, et qui n’a pas besoin d’excuse pour s’exercer. Seul ce qui en découle, seul ce qui survit à la rencontre vaut le coup. Alors ce qui est montré c’est ça : les stratégies de survie de ce désir, et les traces qu’il laisse avec tout ce que nous ont enseigné ces micro-pratiques successives, ces délices obsessionnels...

 

Partir d’un objet, en arrêter la fabrication, en faire un commentaire, en écrire un texte, le traduire en constellation, en faire une partition chorégraphique, la chanter, faire dériver les sens autour des matériaux, re-développer une idée dans le sens inverse, inventer un jeu, écrire la règle, la laisser dériver...  Etc.

 

D’une station de départ, aux allure de chaos, se déploie en réalité un réseau d’équations plastiques et performatives toujours plus complexes, décrivant des sortes de nébuleuses poétiques, des vecteurs intuitifs qui convergent et divergent là ou les calculs échouent à prédire.

 

Ces deux videos montrent les deux performances en diptyque ; elles sont en quelque sorte la lecture des deux expositions, réalisées à quinze jours d'intervalle, deux instantanés de la dérive en cours.